Un pied sollicité dans tous les plans
Le tennis n’est pas un sport de course linéaire. Le pied y travaille en permanence dans des directions changeantes : déplacements latéraux le long de la ligne de fond, fentes, freinages appuyés, appuis en rotation lors du service, redémarrages explosifs après un appui d’arrêt.
Ces contraintes se concentrent sur des zones précises. L’avant-pied encaisse les freinages, le bord externe absorbe les déplacements latéraux, le gros orteil subit la torsion du service, et le pied avant frotte contre la chaussure à chaque fente. C’est pourquoi l’usure d’une chaussure de tennis est presque toujours asymétrique et localisée.
Le volume horaire aggrave le phénomène. Deux entraînements par semaine plus un match du week-end, sur une saison complète, représentent des milliers d’appuis freinés répétés sur les mêmes zones.
Motifs de consultation fréquents
- douleurs de l’avant-pied ou sous les métatarsiens
- douleurs du talon en début ou en fin de match
- douleur du gros orteil, notamment au service
- ampoules récidivantes toujours localisées au même endroit
- ongles noirs ou douloureux liés aux freinages
- entorses de cheville répétées
- douleurs de genou apparues avec l’intensification de la pratique
- gêne apparue avec un changement de surface ou de chaussures
L’influence de la surface
Terre battue — Le glissement contrôlé amortit une partie du freinage. Le pied travaille en dérapage, ce qui sollicite davantage la stabilité latérale que l’amorti.
Résine et surfaces dures — L’accroche est franche, l’arrêt brutal. L’énergie du freinage remonte directement dans l’avant-pied, la cheville et le genou.
Moquette et indoor — Accroche élevée, rebond rapide, échanges plus courts et appuis plus fréquents.
Le passage d’une surface à l’autre en cours de saison, ou l’alternance entre plusieurs clubs, est un motif fréquent d’apparition de douleurs.
Chez le jeune joueur
Chez l’enfant et l’adolescent en croissance, la pratique intensive peut s’accompagner de douleurs liées aux zones de croissance, notamment au talon (maladie de Sever) ou sous la rotule (maladie d’Osgood-Schlatter).
Ces situations évoluent favorablement avec la maturation osseuse. Le bilan podologique examine les appuis, le chaussage et les contraintes mécaniques susceptibles d’entretenir la douleur.
Avant 16 ans, l’Assurance Maladie prend en charge une paire de semelles tous les six mois, la croissance modifiant les appuis.
Le bilan et les semelles
L’entretien précise la fréquence de jeu, les surfaces pratiquées, le niveau, le classement éventuel, les chaussures utilisées et l’historique des blessures.
L’examen clinique porte sur le pied et le membre inférieur, avec une attention particulière à l’usure des chaussures, très révélatrice au tennis. La plaque baropodométrique objective la répartition des pressions.
Les semelles sont fabriquées au cabinet, par thermoformage et thermosoudage. En tennis, la construction privilégie la stabilité latérale et la tenue lors des freinages, sans réduire le contact avec le sol ni la perception des appuis. Le volume disponible dans une chaussure de tennis est intermédiaire : plus généreux qu’en football, plus contraint qu’en randonnée.
Les clubs du secteur
Le cabinet reçoit des joueurs licenciés dans les clubs de la Côte Bleue et du pourtour de l’étang de Berre.
Le Tennis Club de Rognac, créé en 1970 et implanté au Tennis Club Jean Barraquier, engage des équipes en championnats départementaux et en ligue PACA, avec une école de tennis active dans les catégories jeunes.
Des clubs sont également implantés à Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, Marignane et Saint-Victoret.
Le déroulement pratique
La consultation dure environ une heure. Prévoir une tenue de sport et apporter les chaussures utilisées, y compris les anciennes paires.