Pourquoi consulter
Les motifs de consultation les plus fréquents chez le coureur :
- une douleur qui apparaît toujours au même moment de la sortie, ou après une certaine distance
- une douleur qui revient à chaque reprise après une pause
- une gêne apparue en même temps qu’une augmentation du volume d’entraînement, un changement de chaussures ou de terrain
- une reprise après blessure
- une préparation en cours que l’on ne souhaite pas interrompre
- des usures asymétriques ou inhabituelles des chaussures
Une douleur qui persiste à la course mérite d’être examinée plutôt que contournée. Elle traduit souvent un déséquilibre d’appui que la répétition du geste amplifie.
L’analyse de la foulée
La course est filmée sur tapis, à allure d’entraînement, par une caméra haute définition. L’enregistrement est revu au ralenti avec le coureur.
L’analyse porte sur le déroulé du pas, le mode d’attaque du pied, la position du genou, la stabilité du bassin et le comportement des appuis à mesure que la fatigue s’installe.
Elle est complétée par les mesures de la plaque baropodométrique, qui objectivent la répartition des pressions plantaires en statique et en dynamique, et par un examen clinique complet du pied et du membre inférieur.
Les données instrumentales viennent confirmer ou nuancer l’examen clinique, elles ne s’y substituent pas.
Ce qui est pris en compte
Le volume et sa progression — Un appui toléré à trente kilomètres par semaine peut devenir symptomatique à soixante. L’historique des charges est examiné.
Le terrain — Route, chemin, piste, dénivelé : les contraintes diffèrent, les adaptations aussi.
Le chaussage — Type de chaussure, drop, état d’usure, ancienneté, alternance éventuelle entre plusieurs paires.
L’objectif — Une préparation marathon, une reprise après arrêt et une pratique de loisir n’appellent pas les mêmes préconisations.
Le déroulement pratique
La consultation dure environ une heure. Elle comprend l’entretien, l’examen clinique, l’analyse sur tapis, la conception et la fabrication des semelles.
Prévoir une tenue de sport et les chaussures utilisées à l’entraînement, y compris les anciennes paires si elles sont conservées.
Les semelles de course
Les semelles sont fabriquées au cabinet, par thermoformage et thermosoudage. Aucun envoi en laboratoire : la géométrie et les matériaux sont ajustés directement.
En course à pied, le choix des matériaux tient compte du volume disponible dans la chaussure, souvent réduit, du poids du coureur, du kilométrage hebdomadaire et de la répétition des chocs. Densité, épaisseur et résilience sont adaptées en conséquence.
Les semelles de course s’usent plus vite que celles destinées à un usage quotidien. Un contrôle est prévu tous les six mois à un an.
Le conseil au chaussage
L’usure des chaussures est examinée : elle renseigne sur le déroulé du pas. Les grandes lignes du chaussage adapté sont expliquées en consultation, puis le coureur est orienté vers un revendeur spécialisé pour le choix du modèle et l’essayage.
Les courses du secteur
La Carro-Carry est la course de référence de la Côte Bleue. Organisée par l’association Carry5, elle relie le port de Carro, à Martigues, au port de Carry-le-Rouet sur environ 14 kilomètres de bord de mer, en traversant La Couronne, le port des Tamaris et les corniches de Sausset-les-Pins. L’édition 2025 avait réuni 2 800 coureurs et affichait complet, avec quatre cents personnes en liste d’attente. Le dénivelé reste modéré, mais le profil n’est pas plat : les relances successives sollicitent l’avant-pied sur la seconde moitié du parcours.
Le Marseille-Cassis est l’échéance que préparent chaque automne de nombreux coureurs de la Côte Bleue. Ses vingt kilomètres, marqués par la longue montée vers le col de la Gineste puis par une descente prolongée sur Cassis, imposent des contraintes très différentes du plat : sollicitation de la chaîne postérieure en montée, chocs répétés et conflits sur les orteils en descente.
L’Escapade d’Ensuès-la-Redonne, sur une douzaine de kilomètres, s’inscrit dans un registre de trail court.
Ces épreuves n’imposent pas les mêmes contraintes. Les préconisations en tiennent compte. Un appareillage se met en place plus sereinement plusieurs semaines avant une échéance qu’à quelques jours du départ.
