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Pathologie

Tendinopathie d'Achille : douleur au tendon

Bilan podologique et semelles sur mesure à Carry-le-Rouet. Fabrication au cabinet.

De quoi s’agit-il

Le tendon d’Achille relie les muscles du mollet au calcanéum. C’est le tendon le plus épais du corps, et celui qui encaisse les charges les plus élevées : plusieurs fois le poids du corps à chaque foulée de course.

La tendinopathie correspond à une souffrance du tendon liée à une sollicitation dépassant ses capacités d’adaptation. On ne parle plus guère de tendinite : l’atteinte n’est pas d’abord inflammatoire, mais dégénérative, avec une désorganisation progressive des fibres.

On distingue deux localisations, dont la prise en charge diffère :

La forme corporéale, à quelques centimètres au-dessus du talon, la plus fréquente. La forme d’insertion, à l’attache du tendon sur l’os, souvent plus longue à évoluer et plus sensible aux compressions.

Les signes

Une douleur au démarrage — Raideur et douleur aux premiers pas le matin, qui s’atténuent après quelques minutes.

Une douleur à l’échauffement — Chez le coureur, elle diminue souvent en cours de séance puis réapparaît après, ou le lendemain.

Un épaississement palpable du tendon, parfois visible.

Une douleur à la pression du tendon entre deux doigts.

Une gêne à la montée sur la pointe des pieds, aux escaliers ou en côte.

Les facteurs favorisants

L’erreur de charge — C’est le facteur dominant. Augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité, ajout de fractionné ou de côtes, reprise après interruption.

Le changement de matériel — Passage à une chaussure à drop plus faible, chaussures usées, changement de surface.

La raideur de la chaîne postérieure — Manque d’extensibilité du triceps sural, limitation de la flexion de cheville.

Les particularités d’appui — Excès de pronation, instabilité de l’arrière-pied, inégalité de longueur des membres inférieurs.

Les facteurs généraux — Âge, certains traitements médicamenteux, facteurs métaboliques. Ces aspects relèvent du médecin.

Le bilan podologique

L’entretien reconstitue précisément l’historique d’entraînement des semaines précédentes : c’est souvent là que se trouve l’explication.

L’examen clinique comprend la palpation du tendon et la localisation exacte de la douleur, l’évaluation de la flexion de cheville, l’extensibilité du triceps sural, l’examen de l’arrière-pied en charge, et l’examen du chaussage et de son usure.

La plaque baropodométrique objective la répartition des appuis. L’analyse vidéo sur tapis apporte des éléments sur le déroulé du pas et le comportement de l’arrière-pied à l’attaque.

Ce bilan établit le diagnostic. Une échographie est fréquemment demandée pour préciser l’atteinte.

L’appareillage

Lorsqu’une indication est retenue, les semelles sont fabriquées au cabinet, par thermoformage et thermosoudage.

L’objectif est de réduire les contraintes appliquées au tendon : agir sur le comportement de l’arrière-pied, limiter les mouvements excessifs, et adapter la hauteur d’appui du talon. Une talonnette peut être intégrée de façon transitoire pour diminuer la tension, en particulier dans les formes d’insertion.

La construction tient compte de la forme d’atteinte : dans les tendinopathies d’insertion, toute compression directe sur la zone douloureuse est évitée, y compris celle exercée par le contrefort de la chaussure.

Un point important. La prise en charge de référence d’une tendinopathie repose sur le travail de renforcement progressif, encadré par un kinésithérapeute, et sur la gestion de la charge d’entraînement. L’appareillage intervient en complément, sur le versant mécanique. Il ne s’y substitue pas.

Le suivi

Un contrôle permet de vérifier la tolérance de l’appareillage et l’évolution des symptômes. Une talonnette transitoire est réévaluée pour envisager sa diminution progressive.

Les tendinopathies évoluent lentement, sur plusieurs semaines à plusieurs mois. La reprise se fait de façon progressive, en coordination avec le médecin et le kinésithérapeute.


Questions fréquentes

Faut-il arrêter de courir ?

Cela dépend de l'intensité des symptômes. Un arrêt complet n'est pas toujours la meilleure option : le tendon a besoin de sollicitations adaptées pour se réorganiser. Cette question se règle avec le médecin et le kinésithérapeute.

Le drop de la chaussure a-t-il une importance ?

Un drop plus faible augmente la sollicitation du tendon. Un changement récent de chaussures est systématiquement recherché.

Les semelles suffisent-elles ?

Non. Elles agissent sur les contraintes mécaniques. Le renforcement progressif reste le pilier de la prise en charge.

Faut-il une ordonnance ?

Non. Depuis 2023, le pédicure-podologue prescrit lui-même les semelles orthopédiques, tout en conservant la prise en charge par l'Assurance Maladie.

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Secrétariat : 04 42 88 66 50, du lundi au vendredi, 9h – 19h.